Toulouse va étendre son dispositif de vidéosurveillance en 2012

 

En 2012, c’est deux nouveaux sites qui vont être à l’étude afin de les équiper en caméra de vidéosurveillance : la rue Pargaminières et la place Anthonioz de Gaulle. La possibilité de retirer des caméras existantes est aussi envisagée.

 

L’année 2012 devrait commencer par une nouvelle phase d’installation de caméras de vidéosurveillance à Toulouse. Ainsi, dès Janvier deux nouveaux sites vont être soumis à la commission des libertés publiques, l’instance municipale consultative qui regroupe les élus, les représentants de l’Etat, la justice et les associations de défense des droits de l’homme.

Il s’agit de la rue Pargaminières où trois caméras pourraient être installées et la place Anthonioz de Gaulle, située au cœur du quartier Bagatelle.

En revanche, rien de prévu du coté de la rue Bayard où les commerçants semblaient demandeurs et qui, à defaut de caméras, avaient embauché une équipe de vigiles pour patrouiller dans la rue.

A l’heure actuelle, 24 caméras, réparties entre Wilson, Victor Hugo et la rue Croix-Baragnon, filment en continu le centre de Toulouse. « Nous sommes en train d’étudier de nouveaux secteurs, confirme l’adjoint au maire en charge de la sécurité, l’ancien commissaire de police Jean-Pierre Havrin. Cependant, toute nouvelle implantation sera la conséquence d’une véritable étude technique et non le résultat de la pression d’un groupe de riverains. Tous les paramètres sont analysés à partir des données de l’Office de la tranquillité et de la réalité de la délinquance. »

Fait innovant, toutes les installations seront limitées dans le temps : « C’est une option à laquelle je suis attaché, poursuit Jean-Pierre Havrin. Les caméras ne seront plus postées de façon définitive. Je souhaite des équipements plus légers que l’on pourra enlever dès que le problème sera résolu ».

Par ailleurs, certaines caméras et surtout leurs emplacements, pourraient être remis en question si leur efficacité n’était pas avérée. C’est une option que Jean-Pierre Havrin ne veut pas exclure même si la majorité municipale est partagée sur ce point : « Tout est question d’efficacité et de besoin, explique-t-il. Parmi les caméras existantes, certaines ne sont plus forcément utiles. Alors pourquoi les garder ? Le problème, c’est que la vidéosurveillance coûte extrêmement cher (700000€ d’investissement et 256 000€ de salaires et d’entretien, N.DL.R.). Il faut voir si pour le même prix, on peut embaucher un policier à la place de la caméra. »

 

 

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