Pont du casse va renouveler son dispositif de vidéosurveillance et installer 7 caméras supplémentaires

 

 

Une caméra pour environ 330 habitants pour « répondre à une forte demande des entreprises », c’est le ratio que pourra bientôt compter Pont-du-casse, soit 14 caméras pour 4600 personnes.

La ville avait mis en place un premier dispositif de videosurveillance dès 2009, avec 7 caméras installées dans les zones d’activités de Malèze et Borie, au centre commercial et aux alentours de la Mairie (qui comprend le groupe scolaire). « On ne savait plus à quel saint se vouer, rappelle le maire UMP, Gilbert Fongaro. Le saccage de l’école nous avait coûté une fortune… ».

Ces premières caméras avaient nécessité des aménagements, notamment une amélioration des éclairages publics. Ce ne sera bientôt plus nécessaire puisque la seconde phase d’équipement vient d’etre validée par le préfet Bernard Schmeltz. L’appel d’offre sera donc lancé dès janvier et les 7 premères caméras seront remplacées par des produits high-tech.« Ce sera des caméras infrarouges numériques, dont le champ d’action est bien plus large », précise Janine Dulis, directrice générale des services.

Les travaux, qui débuteront lors du premier trimestre 2012, devraient coûter 107 000 euros hors taxes, subventionnés à hauteur de 50% par le Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD).

« Nos frais de fonctionnement sont bas et ce sera amorti en six ou sept ans », assure le maire. En effet, à la différence d’Agen, les images ne sont pas diffusées en temps réel sur des écrans de contrôle et traitées par des agents et ce, en grande partie, par manque de moyens estime le Maire.

Les images sont donc stockées sur un serveur et sont consultables durant quinze jours. « Plus que la sécurité, c’est la tranquillité des habitants que nous voulons garantir, indique Gilbert Fongaro. Les images permettent aussi de fournir des preuves ou éléments d’enquêtes aux gendarmes… »

Le Maire espère que l’élargissement du dispositif aura les mêmes conséquences que la première phase. Les sept nouvelles caméras seront implantées de part et d’autre de la D656, au centre culturel, au stade Regadous, à la salle polyvalente, au groupe scolaire Villemin, au pôle multisport, au skatepark et à la piscine municipale avec pour objectif de « canaliser une jeunesse qui veut bouger, casser, s’exprimer d’une façon dont on ne veut pas. »

« L’effet est surtout dissuasif », conclut ce défenseur de la vidéosurveillance, qui jure par ailleurs n’avoir jamais, en dehors des six élus d’opposition de son conseil, été critiqué sur cette décision.

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