La videosurveillance Place Saint Pierre

201004171462_w350Après l’arrêté interdisant la vente d’alcool après 22 heures dans les commerces de nuit et la fermeture à 3 heures du matin, le week-end, des bars, Toulouse risque de connaître un nouveau tour de vis.

Lieu festif, le secteur rue Pargaminières-place Saint-Pierre, où l’alcool est vendu après 22 heures, est dans le collimateur de Pierre Cohen. Dans son bilan de mi-mandat,  il a expliqué : « Des établissements ont mis en place un système de vigiles, il est impossible de faire du flagrant délit ». Arme ultime : le maire socialiste sort les caméras de vidéo-protection.

Représentant régional de la fédération nationale de l’épicerie (FNDE), Jacques Gony admet : « C’est vrai que dans ce quartier, ils ont l’habitude de faire ce genre de chose ». Derrière son comptoir, le serveur de « L’oasis », un restaurant kebab de la rue Pargaminières, assure : « Pourquoi ennuyer les autres et pas nous ? L’épicerie de nuit à côté est régulièrement la cible des policiers ».

Ce serveur, de passage depuis quelques jours dans la ville, a eu le temps d’exercer son talent d’observateur : « Des bagarres ici ? Il y a en a souvent. Une dizaine, au moins chaque week-end ».

Violence et alcool restent donc au centre de la place Saint-Pierre. « On se chiquaille régulièrement. Soûls, les jeunes arrivent à se chercher facilement : un couple pris à partie par trois copains, des bagarres entre groupes… », énumère le serveur d’un bar de Saint-Pierre.

Jacques Gony concède : « Je ne peux que les défendre. Je soutiens a priori tous les épiciers ».

Mais, il reconnaît que personnellement, jamais, il n’aurait ouvert un établissement dans la rue Pargaminières. « C’est chercher le bâton pour se faire battre », assure-t-il.

De fait, située à quelques mètres de la place Saint-Pierre et de ses flots d’alcool, l’épicerie a tout l’air de narguer les forces de l’ordre. Elle risque de la faire sous l’œil de plusieurs caméras.

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