Carcassonne : 12 caméras en plus d’ici la fin de l’année

carcassonneDouze caméras de vidéosurveillance supplémentaires vont être installées d’ici la fin de l’année, à la demande de la mairie, sur des lieux sensibles, eu égard aux faits de délinquance recensés. Ces douze caméras viendront compléter les six premières déjà en fonctionnement, depuis mars 2009.

Ce renforcement du dispositif de vidéosurveillance sera soumis au vote du conseil municipal, le jeudi 21 avril prochain. Coût estimé de cette opération : 150 000 €, financés aux deux-tiers par la Ville et, pour le tiers restant, par l’État, au titre du fonds interministériel de prévention de la délinquance.

D’ici fin 2011, donc, c’est un réseau de 18 caméras qui sera exploité par les personnels du centre de surveillance urbaine (CSU), installé dans les locaux de la police municipale, rue Aimé-Ramond. Si l’équipement du CSU sera renforcé, il n’y aura pas de hausse des effectifs :   « Les statistiques d’utilisation de ce type d’équipements font ressortir qu’un agent peut exploiter dix caméras », explique Michel Molhérat, adjoint en charge de la sécurité.

Un jeudi après-midi dans les locaux du CSU. Les deux agents présents ce jour-là, les yeux rivés sur l’écran de leur ordinateur, analysent les images envoyées par les caméras. En accord avec le commissariat, où les mêmes images sont transmises en temps réel, le mouvement des objectifs a été paramétré pour permettre de visualiser tous les secteurs du site ‘vidéosurveillé’.

Un système de zoom, associé à un ‘joystick’, permet de faire un focus sur un attroupement, un comportement suspect, un véhicule, un ralentissement naissant… Les images sont impressionnantes de netteté : un visage, une plaque d’immatriculation sont aisément identifiables. Dès que la caméra balaye un lieu privatif, celui-ci est flouté. Respect de la vie privée oblige…

Dans ce cadre strictement défini, Michel Molhérat fait fi des états d’âme :   « Pour moi, le problème, ce sont les incivilités et la délinquance. La vidéoprotection est un outil, parmi d’autres. Ça ne résoud pas tout, mais tous les moyens sont bons pour lutter contre la délinquance. Aujourd’hui, les caméras sont entrées dans les mœurs ».

Fréquemment, sur réquisition, police et gendarmerie s’appuient sur les images vidéo, conservées durant huit jours au CSU, pour résoudre une enquête, confondre – ou mettre hors de cause – un suspect… Mais aucun indicateur ne permet de mesurer l’apport de la vidéosurveillance dans ce domaine, du fait de la confidentialité des procédures. Sinon un chiffre : il y avait six caméras, elles seront bientôt dix-huit.

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